RD-VBA CLI

(English below)

Un jalon majeur a été franchi la semaine dernière : la plateforme RDCore dispose désormais d’un interpréteur qui assemble toutes les pièces du puzzle en quelque chose de traçable, configurable et extensible, qui ressemble aux débuts d’un runtime.

Là où tout ceci devient très concret : l’application console exécute maintenant une boucle REPL interactive où vous exécutez une session runtime en mode immédiat :

Ne vous laissez pas avoir par le look C64-BASIC : il s’agit d’un client LSP avec une session RD-VBA.

Les 4 octets alloués sont pris par le module et la procédure synthétique où vit le code source de votre programme. Tapez une instruction VBA, elle s’évalue et affiche son résultat; précédez-la d’un numéro de ligne, et vous venez d’inscrire cette instruction à cette ligne dans votre programme RD-VBA. Le nom de ce module synthétique est Program, et le nom de la procédure est Main. Vous verrez régulièrement ces identifiants dans les traces de la pile d’exécution (stack trace) des erreurs rencontrées – qui seront ici toujours sous Main, mais vous comprendrez que ce même mécanisme fonctionnera peu importe la profondeur de la pile dans un véritable client (IDE), avec un vrai projet et plusieurs modules et procédures.

L’idée ici n’est pas de faire évoluer cette application en un IDE non plus – mais ça fait une façon très divertissante de tester la plateforme, le cœur de langage et ses sémantiques. Le rôle de cette application est de simplement permettre de tester la plateforme de bout en bout. Étant un client LSP, nous verrons fort probablement apparaître un surlignage sémantique de la syntaxe au niveau de la sortie de LIST par exemple, ou alors des listes de complétion interactives; les diagnostics sont déjà branchés et ANALYZE en affichera les détails dès que ceux-ci deviendront disponibles. PEEK/POKE ne sont que pure lecture/écriture directe en mémoire à la Commodore64.

RUN exécute le programme de haut en bas, à moins que vous lui construisiez un parcours avec GoTo et GoSub/Return, auquel cas vous savez probablement ce que vous faites… sinon les diagnostics seront bientôt là pour vous guider.

Sémantiques

Toute la plomberie est en place; ce qu’il reste, c’est l’implémentation : les instructions I/O comme Open, Close, Print#, Write#, Put#, Get# sont implémentées; les déclarations, boucles, conditions, sauts et gestion d’erreurs sont fonctionnels. Beaucoup reste à faire: chacune des instructions doit avoir une implémentation, sans quoi les exécuter sera toujours en erreur.

L’implémentation de la librairie standard a débuté : Len et LenB sont les premiers consommateurs des données de stockage des UDT, et bien que LSet fonctionne tel que spécifié sur une String ou un UDT, la très vaste majorité de la librairie demeure à implémenter. Il s’agit de travail relativement simple qui n’a pas à traverser plusieurs couches d’abstraction et peuvent être des gains rapides; c’est pourquoi j’ai préféré donner les plus gros morceaux à Claude, les fonctions pures de la librairie peuvent être implémentées plus tard.

Ceci dit l’exécution et la gestion d’erreurs en place donnent déjà un bon aperçu :

Un programme RD-VBA qui ne contient pas d’instructions non-implémentées se complète.

Le retrait de l’instruction On Error GoTo révèle quelques faits intéressants :

D’abord, il y a une différence entre une erreur lancée explicitement par l’application, et une erreur d’exécution. Ensuite on remarque le numéro de ligne, puis la stack trace.

Ce que ces images ne montrent pas, c’est que le numéro de ligne est un symbole ici, seulement parce qu’il s’agit du mode programme – mais dans un document, la configuration par défaut fait de ce numéro l’emplacement L1C1 exact de l’erreur dans le document.

Une erreur d’application (VBA00000) est une erreur lancée par le code source (via Error, ou Err.Raise); une erreur d’exécution (VBR00000) est une erreur lancée par l’interpréteur. MS-VBA ne différencie pas réellement ces deux types d’erreurs – il y a donc désormais une distinction claire entre les deux, et ça ne brise rien du tout!

Aucune erreur d’application ne peut être confondue avec une erreur d’exécution, et il y aura toujours une trace de la pile d’exécution, même en mode immédiat!

Limitations

Certaines limitations sont inhérentes au fait qu’il s’agisse d’une application console: en effet il serait surprenant d’y voir une fonctionnalité affichant des info-bulles au survol d’un symbole.

D’autres limitations sont plutôt liées au design:

  • Le module Program et la procédure Main sont intrinsèques et ne peuvent pas être renommés.
  • Une commande sans numéro de ligne s’exécute immédiatement; les numéros de ligne sont donc obligatoires pour tout programme dans ce client.
  • Les numéros de lignes ne devraient pas empêcher l’utilisation de libellés, mais ceux-ci ne fonctionnent pas actuellement avec un numéro de ligne; GoTo/GoSub doivent donc référer à un numéro de ligne.
  • Les continuations sont invalides: un numéro de ligne ne peut pas être situé en plein milieu d’une instruction.
  • Limitation éventuelle du jeu de syntaxe valide en mode BASIC (configurable).
  • Limitation éventuelle à 10,000 lignes de la longueur permise d’une procédure; l’erreur procedure too long devrait alors être lancée à la compilation, mais possible que le mode BASIC fonctionne différemment.
  • Exit Sub termine le programme; Exit Function et Exit Property sont statiquement invalides.
  • Sub Main() et End Sub sont implicites: le corps du programme constitue le corps de cette procédure.
  • L’ajout de procédures additionnelles n’est pas supporté (les numéros de ligne étant invalides au niveau des déclarations d’un module); utilisez plutôt GoSub/Return avec de larges sauts de numérotation pour coder des sous-routines.

D’autres limitations sont ponctuelles et seront résolues avant le lancement de la v1 :

  • L’instruction REM qui explose à l’exécution est objectivement comique, mais ne restera vraisemblablement pas brisée longtemps.
  • L’invocation de membres de la librairie standard qui ne sont pas encore implémentés sera également en erreur.

Manipulation de Mémoire

Les commandes PEEK et POKE ne sont pas (encore?) implémentées en tant que mots-clés et donc pas utilisables dans du code source RD-VBA, mais les commandes fonctionnent et permettent donc une lecture/écriture directe d’octets en mémoire applicative – opération évidemment très risquée, mais la nostalgie l’a emportée.

Ceci dit les opérations LSet fonctionnent dans le code source sur des String et UDT.

Jalons

L’évolution du cœur de langage est complètement découplée de celle de l’application CLI, donc celle-ci fonctionnera de mieux en mieux et de façon de plus en plus complète à mesure que s’ajouteront les sémantiques du cœur de langage, et ce sans rien devoir corriger ou modifier dans l’application même.

Cela ne signifie pas pour autant que le travail est terminé!

L’application supporte notamment des thèmes, donc si le bleu C64-BASIC ne vous plaît pas, vous pouvez toujours passer à un thème foncé moderne. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que la sortie de LIST affiche un surlignage sémantique issu du serveur de langage!

Exploiter cette connexion LSP constitue la façon dont cette application deviendra ultimement beaucoup plus qu’un éditeur BASIC. ANALYZE est déjà prêt à afficher les diagnostics, dès qu’ils commenceront à apparaître dans la plateforme.

Le mode REPL est bien pour une démo, mais le véritable outil est le mode CLI non interactif.

Les outils modernes s’exécutent dans des pipelines CI/CD (intégration et livraison continues) dans le cloud. rdc.exe sera à terme en mesure de compiler un projet, d’en exécuter les tests, et de bloquer une livraison qui dévie des conventions établies, le tout complètement en-dehors de l’écosystème MS-VBA.

Êtes-vous READY?


English

A major milestone was knocked down in the last week: the RDCore platform now has an interpreter that puts all the previous pieces together into a traceable, configurable, and extensible beginning of a runtime.

Where this gets very real, is with the CLI app now running an interactive REPL program mode where you’re basically running a runtime session in immediate mode:

Don’t be fooled by the C64-BASIC look; this CLI app is a full-fledged LSP client with an active RD-VBA runtime session.

The 4 bytes taken are allocated for the synthesized module and procedure scope your program space lives in. Type a VBA expression, and you get its result; precede it with a line number, and now you’ve written that instruction at that specified line number in your program. The name of this synthesized module is Program, and the name of the enclosing procedure is Main. This matters, because you’ll see these identifiers in error stack traces – here only ever inside Main, but you can see what this means for error handling with an actual IDE client, and a project with real procedure scopes.

The idea is not to evolve this app into one, either; it’s just to make a fun way to test the language core and semantics… and diagnostics – the platform, basically. The role of RD-VBA CLI mode is to test the platform end-to-end, hands-on – and being a LSP client means we’ll probably get to write old-school BASIC programs with semantic syntax highlighting in LIST outputs, completion lists for the REPL inputs. Diagnostics are already wired, ANALYZE will start showing meaningful output when providers/extensions issue diagnostics. PEEK/POKE is just C64-like pure unsafe program memory read/write.

RUN runs the program top to bottom, unless you make it do funny things like GoSub, in which case you probably know what you’re doing. If you don’t, …RDCore diagnostics will eventually have your back covered.

Semantics

So the plumbing is in place; what remains is semantics: file I/O statements like Open, Write, Print#, are implemented at the language core layer. Declarations, control flow, error handling as well. Still a lot remains TODO – every single statement keyword must have its semantics implemented, otherwise running them gets you an internal error.

Standard library implementation has begun as well; Len and LenB are the first consumers of the UDT member storage data, and while all the symbols are defined and LSet works as specified on UDT and strings, the vast majority of the standard library remains to be implemented; this is mechanical work that doesn’t need to reach across multiple layers to be a quick gain – so I let Claude/Opus focus on the more meaty parts that do cross into the runtime and memory layout, leaving the simpler, pure functions for later.

Control flow and error handling is fully functional:

BASIC-like RD-VBA code runs end-to-end in the app, …as long as the program doesn’t involve unimplemented semantics.

Removing the On Error GoTo instruction reveals a number of interesting facts about RD-VBA:

First, there’s a difference between an error you raise and an error the runtime raises. Second, errors have a source location pointing to the line number of the faulting instruction, and then there’s a stack trace.

What this doesn’t tell you, is that the platform is showing symbolic line numbers here only because it has no workspace document proper (the internal buffer just simulates one), but in an IDE client the default configuration would be reporting the actual L1C1 document location.

An application error (“VBA00000”) is a run-time error that is raised by the workspace code; a runtime error (“VBR00000”) is a run-time error that is raised in the language core runtime semantics. MS-VBA historically did not really differentiate between these errors; now there’s a structural distinction between them, and it doesn’t break anything!

No Error or Err.Raise statement can ever be mistaken for a runtime error, and we always get a stack trace, even in immediate command mode.

Limitations

Some limitations are inherent to the CLI app being a CLI app: hover tooltips aren’t going to be available, and that’s a given.

Others are design decisions. These include:

  • Program.Main project and procedure scope; intrinsic, cannot be renamed.
  • C64-style program interface, using line numbers as markers for instructions that are stored in the source buffer rather than immediately piped to the interpreter; this makes line numbers inherently mandatory in this client.
  • Line numbers should not prevent the use of line labels, however labels do not currently parse with line numbers. GoTo must therefore refer to line numbers.
  • Line continuations cannot be used; a line number isn’t a valid statement to continue into.
  • Eventually artificially limiting the valid RD-VBA syntax (including comments) in CLI program mode to the BASIC subset of VB, via appsettings.json platform configuration.
  • Eventually limiting the number of logical lines to 10,000; procedure too long compile-time error ought to be raised then, but BASIC mode will probably end up working differently.
  • Exit Sub terminates the program; Exit Function and Exit Property are statically illegal.
  • Sub Main() and End Sub are implicit; the program body is that procedure’s body.
  • Additional Sub procedures cannot be defined (line numbers are illegal on declaration members); use GoSub/Return with wide line numbering gaps to denote subroutines instead.

Other limitations are temporary pre-alpha missing implementations that will definitely be implemented before a v1.0 can ship:

  • REM statements (BASIC-style comments) throwing statement not implemented is objectively funny, but will probably not take too long to get working as the no-op instruction it is.
  • Standard library implementation being incomplete, any function call that refers to a symbol defined there throws not implemented as well.

Unsafe Program Memory Ops

Not (yet?) implemented as keywords, the PEEK and POKE immediate commands allow byte-level unsafe reads and writes (!) from/to a specified address in program memory space. This is obviously dangerous and may lead to crashes, but nostalgia won.

That said LSet and RSet semantics are both implemented, including against UDT values.

🎯 Milestones

The evolution of the RD-VBA language core and runtime implementation is architecturally decoupled from the CLI application, so it’ll automatically throw fewer errors as the language core progresses, without fixing or changing anything anywhere in the CLI app.

That doesn’t mean the work is done, however.

The app supports themes, so if you don’t like C64-style BASIC blue, you might like a modern dark theme instead. It’s only a matter of time before LIST output gets semantic syntax highlighting from the language server!

Leveraging this LSP connection is how the app will turn into something more than a BASIC console. ANALYZE is already wired up to report diagnostics as soon as they start coming.

A BASIC immediate/command/program mode is nice for a platform demo, but the real tool is the non-interactive CLI mode.

Modern tools run in the cloud, from CI/CD scripts that build a project, run its tests, inspect its vulnerabilities and deviations from established coding practices; rdc.exe supports an extensible set of command-line tools exactly for this. Extensions can supply a provider for various commands such as test or analyze, and a CI/CD script could be configured to gate a build on tests passing and diagnostics showing no warnings or errors.

Are you READY?

RDCore @ 20260915

Français (English below)

Si on m’avait demandé il y a quelques mois pourquoi rien n’est codé avec l’assistance d’une IA dans RDCore, j’aurais répondu que l’architecture, pourtant bien ciblée, était toujours en mouvement. Je ne voulais pas qu’un LLM décide de cette architecture, notamment parce que RDCore fait un certain nombre de choses à sa propre façon, et parce que coordonner 5 processus n’est pas exactement simple.

Tout au long, on me demandait pourquoi je refusais d’utiliser l’IA pour accélérer les choses.

La vitesse de la mise en place initiale était tout simplement sans importance : c’était à propos de l’architecture et du modèle – concevoir ces éléments avec mes propres mains et mon propre cerveau ont permis d’atteindre une solide fondation – et oui, avec l’aide de l’IA pour débattre d’idées et évaluer les options.

L’IA générative est excellente pour accélérer une implémentation, mais beaucoup moins pour décider ce qui doit être implémenté – sauf que maintenant, la colonne vertébrale est solidement en place.

Pendant le dernier mois, quelque chose s’est produit : le cœur et l’architecture sont suffisamment avancés, et j’ai donc décidé de donner une nouvelle chance à l’IA, cette fois-ci avec Claude Code. Si nous n’étions pas en 2026, vous ne pourriez croire ce qu’il a fait du backlog.

Comme il s’agit d’un énorme projet, il est découpé en plusieurs jalons. Voici donc…

Jalon : Communications JSON-RPC

Les connexions LSP/JSON-RPC sont désormais fonctionnelles au niveau du SDK – donc pour l’ensemble de la plateforme : toutes les composantes démarrent, échangent leurs capacités, et se ferment proprement.

Ce jalon a été rapidement fermé, puisqu’il était pratiquement complet – mais ça signifie quoi?

La plupart des serveurs de langage sont des monolithes qui se chargent de tout. RDCore est conçu différemment, et sépare ses responsabilités dans des processus distincts.

Il en résulte un parsing server entièrement stateless, la mémoire applicative qui vit dans l’hôte d’environnement, une librairie runtime dédiée à l’exécution, les sémantiques statiques du cœur de langage définies au niveau du SDK, et un serveur de langage qui se consacre donc pour l’essentiel au protocole LSP.

Chacune de ces composantes peut donc évoluer indépendamment des autres.

Capacités de la Plateforme

L’idée est la suivante : peu importe ce que fait une composante, elle l’appelle “capacité” et décrit à la plateforme ce qu’elle peut faire.

Plusieurs choses dans la plateforme sont fournies, et donc une extension peut définir et enregistrer un fournisseur et ainsi contribuer à l’expérience de l’utilisateur.

Tout démarre avec un client LSP (IDE) qui démarre le serveur de langage : ils établissent une connexion bidirectionnelle à travers une named pipe, puis le serveur RDCore fait quelque chose que peu d’autres font, et démarre une poignée de processus :

  • rdc.exe, l’hôte d’environnement qui coordonne l’exécution et la mémoire.
  • RDCore.ParseServer.exe, un serveur stateless qui s’occupe exclusivement de la syntaxe; il ne produit une arborescence (AST) que pour un document complet pour l’instant, mais supporte déjà un ancrage et bientôt des fragments de code.
  • RDCore.Diagnostics.exe, une extension chargée de produire les diagnostics (erreurs de syntaxe pour l’instant).

Avec rdc.exe en tant que client, nous observons donc 5 processus à l’exécution :

Task Manager montrant les processus RDCore à l’exécution. Le plus petit des deux rdc.exe est le client, l’autre est l’hôte d’environnement RD-VBA.

Jalon : AST Bidirectionnel

Une arborescence qui conserve l’emplacement du code source – incluant ce qu’il ne comprend pas, lui permet de correctement être exprimée en code source. Ceci implique des refactorings et code actions chirurgicaux à l’horizon.

Une chose que l’AST fait déjà que le parser de Rubberduck ne faisait pas donc, est de préserver la source. Les blocs “morts” de compilation conditionnelle étaient pour Rubberduck des espaces blancs – maintenant, des nœuds trivia renseignent sur ce contenu et permettront, une fois l’interpréteur en place, de discerner les définitions “vives” des définitions “mortes”, et ainsi une action refactor/renommer qui ne laisse pas derrière une définition inactive.

Une arborescence immuable représentant la pure syntaxe est l’élément clé dont Rubberduck a toujours eu besoin, et n’a jamais eu.

Jalon: Déclarations

Avec la plateforme qui prend vie, une autre étape a été franchie : tout ce qui produit un symbole est désormais dans la sortie (AST) du parser.

Quand le serveur de langage reçoit l’arborescence d’un module, un fournisseur en extrait les symboles, qui sont ensuite relayés à l’hôte d’environnement, lequel les gère en mémoire.

Tout ceci n’est pas tout à fait entièrement en place: les types complexes (tableaux/arrays, UDT et objets) ne sont pas encore gérés – mais ils sont les suivants. Ensuite on pourra créer des instances de classes et en allouer l’espace mémoire nécessaire, et des outils CLI pourront renseigner sur l’état de la mémoire.

Les tableaux et UDT sont représentés par des blocs de mémoire contiguës, conçus avec LSet/RSet et les tableaux 2D Variant en tête.

Le mécanisme d’allocations est assez complexe et bénéficie d’une importante couverture de tests. On y trouve un chemin “rapide” qui trouve rapidement le plus petit bloc de mémoire disponible à réutiliser, ainsi qu’un chemin plus “lent” qui va jusqu’à réserver de nouveaux segments au besoin. La mémoire libérée devient disponible pour réutilisation ultérieure, et l’idée de compacter la mémoire est pour l’instant écartée. Il s’agit d’un mécanisme où la planète arrête de tourner pour qu’en quelques cycles tous les objets déplacés obtiennent une nouvelle adresse, pour réclamer l’espace fragmenté laissé derrière le pointeur d’allocation – le programme peut ensuite poursuivre son cours. Si vous êtes familiers avec le garbage collector (GC) de .net, ces mécanismes ne doivent pas vous surprendre.

Les travaux à venir y intégreront l’adressage des paramètres et variables locales, qui vivent sur leur tranche de la pile d’exécution (stack frame): pour l’instant seules les déclarations statiques sont allouées.

Jalon : Résolution

Avec les symboles définis en mémoire, l’étape suivante était évidemment d’en permettre la résolution à partir d’un nom et d’un périmètre (scope)… et ainsi une autre importante étape est franchie.

Le ticket #973 du projet legacy Rubberduck demeure le dernier boss, mais comme la résolution fonctionne exactement telle que spécifiée, je n’ai aucun doute que RDCore saura manœuvrer à travers tout le Thundercode qu’on lui enverra. Ceci requiert évidemment les sémantiques d’exécution des expressions d’accès de membre, qui sont maintenant débloquées, donc l’implémentation ne saurait tarder.

Ouvert il y a plus de 11 ans par notre cher ami ThunderFrame, #973 (legacy Rubberduck) demeure le dragon à abattre. Peu importe où tu es Andrew, tu restes dans l’équipe et tu continues d’y contribuer!

Jalon : Sémantiques Statiques

MS-VBAL distingue clairement les règles s’appliquant à l’exécution de celles s’appliquant à la compilation. Les sémantiques statiques déterminent les types impliqués, alors qu’à l’exécution on parle généralement d’effets secondaires en mémoire ou ailleurs.

La plupart de ces règles au cœur du langage sont définies depuis un certain temps et attendaient ce moment. Avec la gestion de la mémoire en place, ce jalon peut maintenant être atteint et les travaux peuvent démarrer au niveau du moteur d’analyse.

La phase d’analyse prévue comprend un mécanisme d‘exécution simulée, lequel exerce les sémantiques d’exécution, mais sans affecter l’état global. Une fois en place, ceci permettra d’identifier des boucles infinies, récursion incontrôlée, code inatteignable, et tout ce dont Rubberduck a toujours rêvé pouvoir accomplir. RDCore ne devine pas ce que fait le code: il l’exerce et rapporte les faits produits par le moteur d’exécution.

Il se trouve que devenir le langage donne à Rubberduck des capacités que comprendre le langage n’ont jamais pu matérialiser.

Jalon: Moteur d’exécution

Le moteur en lui-même n’a pas encore fait l’objet d’un focus particulier, mais les travaux sur la résolution de symboles viennent débloquer l’implémentation des sémantiques statiques et d’exécution telles que les expressions d’accès à un membre, et l’opérateur de comparaison Is.

Ce jalon constitue le travail à longue-haleine vers lequel je vais bientôt me tourner. Il inclut l’implémentation complète de la librairie standard, avec les fonctions de conversion, arithmétique, finance, dates et strings, et des implémentations indépendantes de Windows pour MsgBox, InputBox, et autres fonctions traditionnellement liées à Windows.

Les projets RD-VBA ne réfèreront pas à VBA7.DLL, libérant VBA de son hôte historique.

Jalon: Serveur de Language

Ce jalon a progressé de façon significative et plusieurs tickets sont maintenant ouverts, et d’autres suivront à mesure que les capacités de la plateforme deviendront disponibles.

Il s’agit de tickets ouverts à tous, pour l’implémentation de chacun des points de terminaison LSP, et chacun d’entre eux débloque instantanément des fonctionnalités client/IDE:

De nombreux autres tickets semblables seront créés à mesure que de nouvelles capacités deviennent disponibles au niveau LSP.

Jalon: Application CLI

RDCore.CLI s’exécute en différents modes, selon les paramètres qui lui sont passés :

  • Avec un ClientProcessId, l’application tient le rôle de l’hôte d’environnement, tel que spécifié dans MS-VBAL.
  • Avec un workspace URI, l’application devient un client LSP en mode CLI, qui exécute une commande puis démonte la plateforme.
  • Sans paramètres, l’application sort présentement avec un code d’erreur, mais un client LSP en mode programme est prévu; d’autres détails suivront.

Le plus intéressant est la façon dont l’application branche ses commandes: l’hôte charge les extensions, ensuite de nouvelles commandes peuvent être fournies par ces extensions.

Cela signifie que la commande rdc –test fonctionnera exactement comme elle semble vouloir fonctionner, avec la commande test fournie et gérée par RDCore.UnitTesting, la 2e extension officielle prévue de la plateforme, à venir (elle aura son propre repository). Pour l’instant, la commande rdc –new crée un nouvel espace de travail / projet.


Feuille de route : intégration HexIDE

Une application CLI client LSP c’est bien, mais un client LSP qui est un IDE, c’est objectivement mieux. C’est d’ailleurs ce qui a coulé RD3, et tel que promis, rien dans RDCore n’est un IDE.

Par contre…

Une collègue (@imojenisys) travaille en parallèle depuis un certain temps sur son propre IDE pour VB6 – une expérience familière comme dans le VBE, mais avec des thèmes et un client LSP… qui parvient déjà à communiquer avec RDCore :

L’onglet HexIDE Protocol Conversations affiche l’initialisation LSP et les communications subséquentes avec le serveur de langage de RDCore, incluant le contenu de chacun de ces messages.

Le repository de HexIDE a été recopié (forked) sous l’organisation rubberduck-vba, avec pour but de positionner cet IDE comme L’IDE officiel de la plateforme, en contribuant les modifications au projet source.

Gestion des Attentes

Il est clair depuis le tout début, que RDCore vise à implémenter MS-VBAL indépendamment de Microsoft Windows.

Historiquement, VB fut conçu dans l’autre sens (à l’envers), à partir d’un designer glisser-déposer pour une conception UI “WYSIWYG”, sur lequel est venu se greffer un langage et un moteur d’exécution. RDCore renversé tout ça et part des spécifications du langage, et la notion de UI est très loin dans le futur.

Ceci sera sans aucun doute un peu frustrant pour la communauté VB, parce qu’il semble impossible de proposer une alternative à VB sans UI, c’est impensable!

En 30 ans, on a vu plusieurs tentatives commencer avec un UI pour ensuite s’effondrer : si partir d’un UI pour se rendre tranquillement vers un langage et un moteur d’exécution était une approche viable, on l’aurait vu fonctionner depuis. Il y a tout un cimetière de projets “IDE VB6” abandonnés qui ont pris ce chemin.

RDCore est différent. Il laisse délibérément tomber MSForms et ActiveX, et tout ce qui lierait la plateforme au destin de Windows.

Les fonctions de la librairie standard telles que MsgBox vont avoir un fournisseur permettant une configuration; afficher une boîte de dialogue sera une capacité de l’hôte comme une autre, laissant le tout sain et sauf pour une exécution en pipeline CI/CD.

La Suite

Le projet donne aujourd’hui une impression nettement différente d’il y a tout juste un mois à peine. Pour la première fois, le nouveau code débloque non plus de nouveaux éléments architecturaux, mais de nouvelles capacités. Le parser produit un AST, l’AST produit des symboles, les symboles sont placés en mémoire et les sémantiques peuvent les résoudre, et tout ceci débloque de véritables fonctionnalités du cœur de langage et du serveur LSP.

Je n’ai aucune idée de ce dont aura l’air la prochaine mise à jour, puisqu’il y a un effet boule de neige ici et donc il y aura bientôt une explosion de fonctionnalités débloquées. Mon focus sera sur le moteur d’exécution et tout ce qui permettra de débloquer l’interpréteur – incluant des fonctionnalités de déboguage (exécution pas à pas, points d’arrêt, etc.), via le protocole DAP.


RDCore @ 2026-09-15


English

If you asked me a few months ago why there’s nothing AI-assisted in RDCore, I would have said it’s because the architecture was, despite a clear target, still moving. I did not want a LLM to come up with whatever they “think” the thing should look like, notably because RDCore does a number of things its own way, and because designing a 5-process architecture isn’t exactly trivial.

All along the way, I kept getting questions about why I wasn’t leveraging AI to get some speed.

It wasn’t about speed though: it was about the architecture and the model – crafting this with my own hands and thinking things through, sure using AI to brainstorm ideas and weight options, but I didn’t want to generate the implementation without a solid backbone in place.

Generative AI is very good at accelerating implementation. Deciding what should be implemented, much less so – except now the backbone is in place.

So here we are now, and during the last month something happened: the core architecture is satisfyingly far enough along that I decided to give AI another shot, and went with Claude Code this time, and if it wasn’t 2026 you wouldn’t believe what it did to the backlog.

Since this is a very large project, it breaks down into multiple milestones. Let’s have a look.


Milestone: JSON-RPC Plumbing

The LSP handshake and formalization of a platform-wide RPC protocol is completed at the SDK level, and now all core platform components come alive, exchange information, and cleanly tear down.

This milestone was quickly knocked down since it was almost complete already, so what does it mean?

Most language servers are a giant monolith that does everything. RDCore is built differently, and cleanly separates and layers concerns across multiple different processes.

It means a parser that’s entirely stateless, program memory that lives in an environment host, runtime semantics implemented in a dedicated runtime library, static semantics in the language core SDK, and a language server that only needs to be concerned about LSP.

This makes completely decoupled components that can all evolve independently and scale without bloat.

Platform Capabilities

The idea is that whatever a component does, it calls it a capability and tells the platform what it can do. Many things in the platform are provided, and so components (and/or extensions) can register providers and contribute to the user experience.

Everything begins with a LSP client starting the language server: they establish a 2-way named pipe connection, and then the language server does something most language servers don’t – it spawns a handful of child processes:

  • rdc.exe runs the environment host, which coordinates runtime and memory operations;
  • RDCore.ParseServer.exe runs a stateless parser that cares for absolutely nothing beyond syntax; the language server can ask it to produce a syntax tree for any module, currently only supporting full document parsing, with anchored-offset code fragments planned.
  • RDCore.Diagnostics.exe runs the core semantic analyzers (currently none) and produces all the core diagnostics (currently only syntax errors)

With the console application rdc.exe running in client mode (or an IDE client), that makes 5 processes alive and ready to work.

Running RDCore processes, as seen in Task Manager; the smaller RDCore.CLI process is acting as the LSP client, the larger one is the RD-VBA host.

Milestone: Round-tripping AST

Having a syntax tree that preserves the location of everything – including tokens that don’t make sense, makes an AST that can round-trip back to source code. This means surgical refactorings and code actions on the horizon.

One thing the AST already does that the Rubberduck parser didn’t do, is it preserves the source. Conditionally compiled “dead code” blocks appeared to Rubberduck as plain whitespace – in RDCore we get a trivia node with that content, and the declaration pass picks up all the declarations, and that means we can now not only tell you which branch is dead or alive, we can also know that a given symbol has a definition that is inactive, and an eventual refactor/rename refactoring will no longer leave behind the code in a dead precompiler branch.

Having a real, immutable abstract syntax tree that represents pure syntax, is something Rubberduck never had – and always wanted.

Milestone: Declaration Pass

With the platform coming alive, another milestone was knocked down at the parser level: everything that represents a symbol that defines anything, is now in the syntax tree output of the parser.

When the language server receives the trees for all source documents in the workspace, a symbol provider traverses them and generates symbols that are then relayed to the environment host, which manages them in program memory space.

This isn’t fully implemented yet: the complex types remain (arrays, UDT, objects), but they’re next – then the runtime can start allocating instance fields for class instances, and CLI tooling can be written to track and monitor runtime memory.

Arrays and UDT are represented in memory by contiguous address space, which was designed with LSet / RSet semantics and 2D Variant arrays in mind.

The allocator is a rather advanced (and thoroughly tested) mechanism with a “fast path” that quickly finds the smallest free memory block that can accept the required bytes, and a “slow path” that can extend program memory space with a new segment as necessary; deallocated memory becomes free blocks that are instantly available to be reused, and then compacting the available space is a feature that’s shelved with a “let’s see how it goes” plan: if the fragmentation of program memory is generally under control, we may get away with no need for compaction – which is a heavy-handed “stop the world” mechanism that moves all allocated pointers to a new address, eliminating unusable fragmented memory space left behind the “current address” pointer. If you know anything about the .net garbage collector (GC), these concepts are nothing new.

Pending work includes unifying address space with stack-allocated locals and parameters: currently only static declarations are allocated.

Milestone: Resolver

With the symbols defined in the host, the next obvious step is to be able to resolve them by name and scope, and that’s another critical milestone knocked down.

Legacy Rubberduck issue #973 remains the final boss here: the goal is to have identifier resolution work exactly to spec, so I expect it to ace every single Thundercode stress-test we throw at it. This cannot be completed however, until the runtime semantics for member access expressions are implemented, but now that all symbols are properly allocated, this is work that’s unlocked now, and will be implemented shortly.

Legacy Rubberduck issue #973 was filed 11 years ago by our dear friend ThunderFrame, and remains the ultimate test case for RDCore’s own resolver. Wherever you are Andrew, you’re still part of the team, and actively helping.

Milestone: Static Semantics

The MS-VBAL specifications distinguish static and runtime semantics, as it should: static semantics are concerned about data types, and the runtime semantics actually do stuff, usually involving side effects in program memory.

Much of the static semantics have been implemented and waiting for this moment for some time, and while statements’ static semantics remain to be written, everything the parser produces can now be resolved, so this milestone is now unlocked and work can theoretically begin on the analysis pipeline.

The planned analysis phase ultimately includes simulated execution, where the runtime semantics are to be exercised, but sandboxed: once this is implemented, we can issue semantic flags for unreachable code, infinite loops, unbounded recursion, and so much more – everything Rubberduck ever dreamed of is becoming reality. RDCore doesn’t guess what the language does, it exercises the code and reports back knowing exactly what the runtime does.

This isn’t just a wish: the RDCore platform was specifically designed to enable this. Becoming the language, it turns out, gives us way more power than understanding the language ever could.

Milestone: Runtime

The runtime milestone hasn’t been the main focus last month, but work on symbol resolution is directly unlocking both static and runtime semantics that need a symbol resolver, such as member access expressions and the Is operator.

This milestone is the real long-haul work that I’ll be turning to, and includes a complete implementation of the standard library, from type conversions to string and date helpers to math and finance, platform-agnostic MsgBox and InputBox functions; the RD-VBA standard library will not be constrained to the Windows operating system.

RD-VBA projects will not be referencing Microsoft’s VBA7.DLL, effectively breaking VBA free from its historical host.

Milestone: Language Server

This milestone has moved forward significantly, and is now ready to be worked on and actively contributed to by adding LSP handlers for the requests and notifications that can be served, as per the available capabilities.

The server is currently acting as the platform’s orchestrator and everything is wired up. As of this writing, the following tickets are up-for-grabs:

More such tickets will be created (many have already been) as the language server and the platform as a whole starts enabling more LSP handlers. Note that foldings are already being provided, as an initial proof of concept and perhaps as a template for the many LSP handlers to come.

Milestone: CLI App

RDCore.CLI runs in various modes, depending on its command-line arguments:

  • Given a ClientProcessId, it acts as the environment host as specified in MS-VBAL.
  • Given a workspace URI, it acts as a LSP client in CLI mode, accepting and executing a command and then tearing down.
  • Given no command-line arguments, it currently exits with an error code – but the plan is for it to run as a lightweight LSP client in program mode; more details to follow.

The interesting part is how it wires up its verbs: the platform discovers its extensions, and extensions can register capabilities that the CLI app understands as CLI commands it can support and forward to the extension that provides it.

This means `rdc –workspace <path> –test` will work exactly as advertised, with the `test` verb provided by an eventual RDCore.UnitTesting extension (planned to ship as the second platform extension, after core diagnostics; will be its own repository). For now though, it means `rdc –new` can create a .rdproj out of any given folder location.


Roadmap: HexIDE Integration

A CLI app with a lightweight LSP client is nice, but a full-fledged IDE is objectively nicer. This is what sunk RD3 and as promised, nothing in RDCore is an IDE.

However…

A colleague (@imojenisys) has been working in parallel on her own project – a VB6 IDE that feels just like the VBE (with theming!), but runs a LSP client… and can already interact with the RDCore language server.

Shown: HexIDE Protocol Conversations tab, depicting the LSP initialization handshake and subsequent communications with the RDCore language server, including each message’s payload.

The HexIDE repository has been forked under the rubberduck-vba GitHub organization, and the plan is to position it as the platform’s official IDE, back-contributing any enhancements or features to the upstream repository.


Setting Expectations

It has been clear from the very beginning that RDCore would build MS-VBAL from the ground up and implement it independently of Windows. Historically, VB started the other way around (backwards): from the UI designer as a starting point it went on to events and language design and ultimately to a runtime. RDCore is completely flipping this around, starting with the language core, and UI being a distant future.

This will probably upset the VB community a bit, because how are you a credible VB alternative without a form designer, right?

It’s been over 30 years: if building a VB alternative from the UI working towards a runtime was a viable approach, it would have worked by now. It’s not, and there’s a whole graveyard of abandoned “VB6 IDE” projects out there that did exactly this.

RDCore is different: it deliberately dismisses MSForms, ActiveX, UI designers, and everything that inherently ties it to Windows.

Standard library functions such as MsgBox will have providers that depend on platform configuration settings: the ability to display an interactive dialog will be a host capability like any other, keeping everything sane and safe for headless execution in a CI/CD pipeline.


Forward

The project feels materially different than it did just a month ago. For the first time, newly implemented components primarily unlock more components, not just new architecture. Parser produces an AST, AST produces symbols, symbols get allocated and resolved, and this unlocks real language core and LSP features.

I have no idea what the next update will be like, because things are starting to snowball now. I’ll be working on the runtime semantics for executable statement nodes, primarily: the current epic/objective being to knock down the blockers that will unlock getting an actual interpreter under way, including debugger features (step through , step over, break/continue, etc.) in HexIDE via DAP.

VIVAT CUCUMIS

(English below)

Longue vie au concombre

Le 26 mai 2026 marquera le 10e anniversaire de la découverte par le contributeur historique @Comintern de ce message cryptique à la clé de resource 18089 de la librairie VBE7INTL.DLL:

STRINGTABLE
LANGUAGE LANG_ENGLISH, SUBLANG_ENGLISH_US
{
18080, "Tile Horizontally"
18081, "Tile Vertically"
18082, "Arrange Icons"
18083, "Microsoft Visual Basic for Applications Help Topics"
18084, "Search Reference Index..."
18085, "Obtaining Technical Support"
18088, "About Microsoft Visual Basic for Applications..."
18089, "Long Live the Cucumber"
18090, "Break On All"
18091, "Break In Ole Server"
18092, "Break On Unhandled"
}

Le projet Rubberduck a toujours voulu s’approprier cette phrase et s’en servir quelque part d’une façon ou d’une autre.

Rubberduck Core marine ce concombre depuis un certain temps, et fait de cette phrase son slogan, en latin:

Gravé dans la pierre, VIVAT CUCUMIS se lit en latin comme une prophétie ancienne.

Il y a plusieurs niveaux à cette imagerie: plongeons.

Gravé dans la pierre

Quand on dit de quelque chose qu’il est gravé dans la pierre, on décrit quelque chose d’immuable, ou qui n’est pas prêt de changer. Un peu comme les spécifications d’un certain langage de programmation.

La pierre taillée évoque l’antiquité et la renaissance, mais aussi les pierres tombales et les cimetières, où l’on pourrait s’attendre à retrouver une langue morte comme le latin… ou VBA. Ça dit “ceci existe depuis longtemps”, mais aussi “ceci fait partie de notre héritage”.

La pierre est une fondation solide, noble. Elle est aussi lourde, et peut être un fardeau tout comme le code hérité – ou pour Microsoft tout comme le support des librairies d’exécution de VBA. Elle dit malgré tout “ceci existera encore longtemps”.

VBA est mort, vive VBA!

Peut-être que le proverbial concombre se voulait réellement référer à Visual Basic même, mais c’est sans importance de toute façon parce que VBA a effectivement survécu, et donc le soulier fait, même si c’est a posteriori.

L’utilisation d’une image qui pourrait être interprétée comme une pierre tombale pour quelque chose qui est lié à VBA assume complètement la nature “intuable” du langage et la profonde ironie de le voir survivre à chaque produit ou technologie qui tente désespérément et successivement de le remplacer : VBA est mort, longue vie à VBA!

Modernisation

Rubberduck Core conserve les racines et fait évoluer le concept, alors on passera éventuellement de la pierre au métal – à l’acier :

Gravés au laser sur un médaillon en acier, les mêmes mots deviennent à la fois un hommage, une promesse, une réalisation, un… porte-clé sans doute.

L’acier est toujours la pierre, en quelque sorte. Cuisinée un peu certes (bon d’accord, carrément séparée du métal…), mais néanmoins il vient de la pierre. Brute, lourde et difficile à manier, maintenant raffinée, élégante et polie, relativement légère mais robuste et durable. Et brillante aussi. L’âme y est clairement toujours.

C’est précisément ce qui va se produire avec Rubberduck : le concombre ne fait que mariner encore un peu… parce qu’une décennie plus tard, celui-là n’est toujours pas un cornichon.

rubberduckvba.ca

Le site historique du projet rubberduckvba.com redirige désormais vers rubberduckvba.ca et le dépôt du projet Rubberduck sur GitHub est maintenant archivé en lecture seule. Les efforts de développement pour la prochaine évolution sont en cours dans un dépôt pour l’instant privé sous la même organisation rubberduck-vba; Rubberduck Core en sera bientôt le nouveau projet-phare en mode Open-Core, soutenu par 9562-7303 Québec inc., une société privée fondée à cet effet par le même auteur principal de Rubberduck et auteur de ce blogue depuis son commencement.

Être incorporé au Québec signifie que toutes les communications officielles seront publiées dans ce format en français d’abord, avec un lien immédiat vers le contenu équivalent en anglais. Ça signifie également que la disponibilité du contenu dans une langue autre que l’anglais n’est pas un ajout, mais une nécessité : tout comme Rubberduck, Rubberduck Core (ou RDCore pour faire plus court) sera assurément disponible en français et en anglais dès le jour un, et ensuite dans toutes les langues que la communauté rendra disponibles. Ce n’est pas un fardeau, mais une opportunité. Vos documents seront toujours envoyés dans la langue de votre choix.

(C) 2026 Mathieu Guindon pour 9562-7303 Québec inc.


English

Long Live the Cucumber

May 26, 2026 will mark the 10th anniversary of the discovery by core historical contributor @Comintern of this cryptic message at resource key 18089 of the VBE7INTL.DLL library:

STRINGTABLE
LANGUAGE LANG_ENGLISH, SUBLANG_ENGLISH_US
{
18080, "Tile Horizontally"
18081, "Tile Vertically"
18082, "Arrange Icons"
18083, "Microsoft Visual Basic for Applications Help Topics"
18084, "Search Reference Index..."
18085, "Obtaining Technical Support"
18088, "About Microsoft Visual Basic for Applications..."
18089, "Long Live the Cucumber"
18090, "Break On All"
18091, "Break In Ole Server"
18092, "Break On Unhandled"
}

The Rubberduck project always wanted to appropriate this phrase and use it somewhere, somehow.

Rubberduck Core marinates the cucumber and makes the quote its catchphrase, coined in Latin:

Carved in stone, Latin VIVAT CUCUMIS reads like some ancient prophecy.

There are a few layers to this imagery: let’s dive.

Carved in Stone

When we say something is carved in stone, we are describing something that is either immutable, or isn’t about to change – much like the specifications of a certain programming language.

Carved stone evokes Antiquity and Renaissance, but also cemeteries and headstones, like where you would expect to find a dead language like Latin… or VBA. It says “this has been around for a long time”, and also “this is part of our heritage”

Stone is rock solid, foundational, noble. It’s also heavy, and it can be a burden, like legacy code – or if we ask Microsoft, like runtime support for VBA. It nevertheless still says “this will be around for a long time”.

VBA is Dead, Long Live VBA!

Maybe “the cucumber” really did refer to Visual Basic itself, but it wouldn’t matter if it didn’t: VBA lived on, so the shoe fits even if a posteriori.

Using something that can be construed as a headstone to depict something related to VBA leans heavily onto its “unkillable” nature and the profound irony of it surviving every single one of its successive replacement attempts: VBA is dead, long live VBA!


Modernization

Rubberduck Core keeps the roots and evolves the concept, and so we will eventually grow out of stone, to metal – to steel:

Laser-engraved on a steel medallion, the same words become a tribute, a promise, a fulfillment, a… keychain, perhaps.

Steel is still the stone, in a way – crushed and cooked (narrator: fully separated from it, actually), but it came from the stone. Crude, heavy and unwieldy, it ultimately becomes refined, elegant and polished, relatively lightweight but extremely solid and reliable. And shiny. The soul is still there.

That’s exactly what’s going to happen with Rubberduck – the cucumber is only marinating a little longer… because a decade later, this one still hasn’t pickled yet.

rubberduckvba.ca

The historical project site rubberduckvba.com is now redirecting to rubberduckvba.ca and the Rubberduck repository on GitHub is now archived/read-only. Development efforts towards the next evolution are currently in progress in a private repository under the same rubberduck-vba organization; Rubberduck Core will soon be its flagship Open-Core project under 9562-7303 Québec inc., a private company founded for this specific purpose by the same primary author of Rubberduck and of this blog since its inception.

Being incorporated in Québec means all public communications are going to be issued in a French-first format, with an immediate link to the English content. It also means that localization isn’t an afterthought in this company, but a necessity: like Rubberduck before it, Rubberduck Core (or RDCore for short) shall be assuredly available in both French and English, and then every language it would end up being translated into. It’s not a burden, but an opportunity. Your documents will always be emailed in the language of your choosing.

(C) 2026 Mathieu Guindon on behalf of 9562-7303 Québec inc.